L'OCCULTISME - Le blog de Dr André CHOUBEU
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Le blog de Dr André CHOUBEU

L'OCCULTISME

21 Octobre 2013 , Rédigé par Dr André CHOUBEU Publié dans #Etudes Bibliques

L'OCCULTISME

Occultisme

L'occultisme pourrait être défini comme il suit: « Ensemble de doctrines et de pratiques secrètes visant à faire intervenir des forces cachées, mystérieuses et connues (pour une part tout au moins) de quelques initiés ».

La Bible affirme que toute recherche d'aide, de force ou de secours ailleurs qu'en Dieu seul est de l'occultisme. « Il ne devra se trouver chez toi ni devin, ni astrologue, ni enchanteur, ni magicien, ni personne qui emploie des charmes, qui consulte les évocateurs et les devins, ou qui interroge les morts; car l'Eternel a horreur de quiconque recourt à de telles pratiques » (Deut. 18: 10-12). Par le premier de ses commandements (« Tu n'auras point d'autres dieux devant ma face »), Dieu ordonne à son peuple de n'adorer que Lui seul, et de ne chercher aucune autre source de vie et de bonheur. Dieu est très sévère pour ce genre de péchés et demande la mort du sorcier en Exode 22: 18. Il en est de même pour ceux qui évoquent les esprits (mauvais) et s'adonnent à la divination (Lév. 20 : 27). Il est à noter que c'est à cause de ces pratiques, abominables aux yeux de l'Eternel, que Celui-ci a chassé les peuples qui habitaient Canaan, pour donner ensuite ce pays à Israël.

Dieu, par la bouche du prophète Esaïe (47.13), s'adresse à ceux qui interrogent les cieux en observant les étoiles: « Qu'ils paraissent donc et qu'ils te sauvent, ceux qui interrogent les cieux, qui observent les étoiles et qui, aux nouvelles lunes, prédisent ce qui doit arriver! » Dieu se moque d'eux !

Nous savons (Genèse 11) comment ces pratiques ont commencé. La tour de Babel était une construction élevée au-dessus de la plaine de Mésopotamie, une « ziggourat », sur laquelle devait se trouver un zodiaque, représentation figurée des signes du ciel. C'était le précurseur de l'horoscope moderne que l'on trouve dans presque tous les journaux de notre époque dite éclairée! Il est pour nous bien compréhensible que Dieu descendît du Ciel pour considérer et confondre ce premier essai visant à tromper l'homme en prétendant satisfaire sa curiosité: il cherche à sonder l'avenir, qui n'appartient qu'à Dieu, en se liant à des forces mystérieuses et magiques.

La Bible nous enseigne qu'il existe deux sources ce puissance et de doctrine: Dieu et Satan. Le chrétien, homme libéré de la tutelle de Satan, se doit de ne chercher sa voie que par le Saint-Esprit, par la Bible, Parole de Dieu et par la prière. Celle-là doit toujours être présentée à Dieu uniquement au NOM de Jésus-Christ. Le NOM, selon la Bible, reflète TOUT ce qu'est une personne, ce qu'elle fait, ce qu'elle représente; ainsi, tout ce que nous demandons à Dieu doit être en harmonie avec Sa Parole, et avec la personne et le caractère de Jésus (I Jean 5.14).

Si nous passons au Nouveau Testament, nous retrouvons les mêmes enseignements. Dans Galates 5 : 20, l'idolâtrie et la sorcellerie sont mentionnées parmi les œuvres de la « chair ». Dans Apoc. 9 : 21, nous lisons les avertissements adressés aux humains d'un jour à venir: les péchés dont ils ne voudront pas se repentir: ce sont les meurtres, les maléfices, les impuretés et les rapines. Le mot grec pour maléfice (magie) est « pharmakeia », qui veut dire « enchantements par les drogues ». Or, c'est bien l'usage des drogues qui « enchante » la jeunesse de notre civilisation occidentale, qui l'emporte vers des « joies » trompeuses, qui lui permet de se moquer d'un pauvre christianisme qui serait débilitant! Car l'utilisation des produits hallucilogènes procure à ceux qui en usent des sensations qu'ils comparent à des expériences religieuses, les considérant même comme très supérieures! Mais tout cela tourne rapidement à la tragédie et des milliers d'épaves humaines et de vies brisées par les drogues en témoignent éloquemment! Lors d'une rencontre de médecins suisses pour l'étude des stupéfiants et autres drogues, un membre a affirmé « avoir relevé de très nettes aspirations religieuses chez les sujets qui lui avaient été soumis ».

Drogues diverses, jeux à base de formules occultes, rites magiques sont présentés sous la forme d' « expériences religieuses ». L'apparition de ces tendances au cours de ce dernier siècle peut être significative. Ne serait-ce pas peut-être l'accomplissement de la prophétie de I Tim. 4: 1 ? « Or, l'Esprit dit expressément que, dans les temps à venir, quelques-uns se détourneront de la foi pour s'attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ».

Cependant, le Seigneur nous recommande d'avoir confiance en Lui et de nous préoccuper essentiellement du moment qui passe, de la journée que nous vivons. « Ne vous mettez pas en souci pour le lendemain; car le lendemain aura soin de ce qui le concerne. A chaque jour suffit sa peine » (Matt. 6: 34).

Mais l'ennemi cherche à nous faire pécher et nous pousse à tenter de deviner l'avenir, car il connaît les dispositions du cœur humain et voudrait les satisfaire pour l'égarer. Or, « ce qui est caché appartient à l'Eternel, notre Dieu, mais la révélation (ce que nous enseigne la Bible) est pour nous et nos enfants, à jamais, afin que nous mettions en pratique (aujourd'hui) toutes les paroles de cette loi » (Deut. 29.29). Dans Jacques 4.13-15, nous avons une pensée semblable: « A vous qui dites: Nous irons aujourd'hui ou demain dans telle ville, nous y passerons une année, nous ferons des affaires et nous gagnerons de l'argent... vous qui ne savez pas ce que sera demain! En effet, qu'est-ce que votre vie ? Vous n'êtes qu'une vapeur qui paraît un instant et qui s'évanouit ensuite. Vous devriez dire, au contraire: Si le Seigneur le veut, nous serons en vie, et nous ferons telle ou telle chose ».

Si nous nous en tenons aux dernières paroles que Jésus a prononcées sur cette terre avant son enlèvement auprès du Père, nous apprenons quelles étaient ses ultimes recommandations: « Vous serez mes témoins ». « Allez par tout le monde et prêchez l'évangile à toute créature ». « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et apprenez-leur à garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis avec vous jusqu'à la fin du monde ».

Mais quant à l'avenir, quant à l'éternité, voici ce qui est dit: « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève quand il en sera temps; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, parce qu'il a soin de vous ! » (I Pierre 5.6,7).

Quelques exemples pratiques montreront comment l'Ennemi s'y prend pour induire en erreur même des chrétiens fidèles et occupés à répandre l'Evangile. Cependant, vous remarquerez qu'il y a souvent, au départ, un faux pas, un oubli, un manque de connaissance ou d'obéissance inconscient qui permet au diable d'opérer et d'entrer en contact avec un chrétien. C'est ici la manière la plus simple qu'utilise Satan pour détourner les chrétiens du droit chemin, de leur travail, pour provoquer une dispute, etc. Il suggère une pensée, une idée, une action et le chrétien l'admet comme venant de Dieu, n'en vérifiant pas la provenance. Il s'agit parfois d'une action qui paraît excellente ou même biblique, et dans ce cas, il est très difficile d'en reconnaître rapidement l'origine. Voyez, dans Matt. 4.5-7, la tentation de Jésus-Christ au dé- sert - le diable lui cite la Parole de Dieu: « car il est écrit: Il ordonnera à ses anges de veiller sur toi, et ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre quelque pierre ». Mais Jésus, averti, sait que répondre...

C'est ainsi que des chrétiens se sont aperçus avec terreur et épouvante que « quelqu'un » se trouve disposé à révéler des secrets, à faire connaître à l'avance ce qui va se passer. Et ce quelqu'un n'est pas notre Seigneur !

1. Une dame missionnaire demandait à Dieu de lui révéler la suite qui serait donnée à ses prières. Elle reçut plusieurs réponses, une partie d'entre elles se révélant exactes. Elle en conclut avoir reçu un don spécial (charisme) de la part de Dieu. Cependant, elle souffrit, par la suite, durant une certaine période, de difficultés diverses, d'oppression et de ténèbres. Lorsqu'elle parvint à comprendre l'origine maligne (du Malin) de ses révélations, elle se repentit, demanda à Dieu la délivrance, et elle l'obtint. Toutefois, ce ne fut qu'après deux ans de luttes qu'elle fut vraiment délivrée. Ce combat, pour retrouver la communion avec le Seigneur, fut ainsi infiniment plus long que les moments passés dans les mains du Trompeur.

C'est exact, Satan est heureux de rendre des services à ceux qui ont recours à lui. En revanche, il demande le prix fort pour ses faveurs ! Il sait rendre ses suggestions fort attractives, mais il tend son filet. Il domine ainsi l'âme humaine par ses enchantements.

2. Un journal chrétien pour garçons encourageait ses lecteurs à utiliser une baguette ou un pendule pour chercher des choses perdues, des sources d'eau, etc., et donnait des instructions pour confectionner un tel objet! Est-ce sans danger ?

Une missionnaire qui avait trouvé, par ce moyen, de l'eau dans un désert africain, tomba ensuite malade et dut être envoyée mourante à la maison. S'étant placée devant Dieu, elle apprit l'origine occulte de son « succès » ; elle confessa son péché et demanda à Dieu à être purifiée par le sang de Jésus-Christ. La maladie disparut promptement, les forces revinrent, et elle put reprendre son service en pleine santé.

3. Un missionnaire qui voulut un jour, à titre d'information, assister à une séance spirite, souffrit de cauchemars et d'insomnie pendant une douzaine d'années !

Comme nous l'avons dit plus haut, il s'agit là de la manière la plus simple dont se sert l'Adversaire: il suggère...

Les effets qui en résultent sont fort divers. Une constatation seulement parmi beaucoup d'autres: un chrétien peut passer par des périodes difficiles d'opposition et de révolte contre la Parole de Dieu; il peut perdre le contact avec Dieu dans la prière, et s'opposer parfois aux autres croyants.

4. A l'heure actuelle, l'ignorance de trop de croyants à ce sujet est alarmante. Une nombreuse jeunesse chrétienne s'amuse, expérimente, se complaît dans certaines activités occultes, souvent avec le consentement des parents et des enseignants. Au cours des deux dernières années, de nombreux rapports de groupes de jeunesse, rapports concernant des courses et des camps de vacances, font état de participation à des jeux occultes. On prétend que le danger est nul, si celui qui joue ne met pas sa foi en cause. Les effets ne seraient pas différents de ceux qui accompagnent les jeux habituels. Les faits prouvent le contraire.

Il a été constaté que la participation à des pratiques occultes est souvent à l'origine de dépressions, de maladies étranges, d'accidents, de folie, de suicides même. Le chrétien n'est pas immunisé contre les conséquences d'un contact avec des forces spirituelles mauvaises. Le Seigneur Jésus nous a donné une prière modèle, dans laquelle une courte phrase résume la défense que nous devons opposer à l'Ennemi de nos âmes: « Délivre-nous du Malin ». Elle est une nécessité de tous les jours - Seigneur, délivre tes enfants du Malin, ainsi que les enfants de tes enfants! « Nous devons, dit la Parole, nous purifier de toute souillure de la chair et de l'esprit, et achever notre sanctification dans la crainte de Dieu » (II Cor. 7.1).

Adaptation du « Prophetic Witness », janvier 1971, avec autorisation

Nous plaçons cette étude sous le titre général de « Occultisme ». Toutefois, il ne s'agit pas en ce cas de recherche des forces occultes par l'homme. Là, au contraire, ces forces, opposées à Dieu, cherchent à dominer la créa­ture et tout spécialement le chrétien. La tentation dans le désert (Mat. 4) nous dépeint, en particulier, l'effort fait par le Diable en personne pour engager le Fils de Dieu à accepter un chemin raccourci pour atteindre rapidement à la domination de « tous les royaumes du monde ».

Les trois réponses de Jésus nous montrent le chemin à suivre.

L'Esprit de mensonge (I Rois 22)

« Je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous les prophètes »

Dieu règne. Il n'abandonne à personne sa souveraineté. Malgré cette attitude de la part du Créateur, l'être humain peut trafiquer, déployer sa puissance et participer au déroulement de la vie selon son bon plaisir. Il peut imprimer à son siècle, à son temps, son influence per­sonnelle; il ne passe pas sans avoir laissé son empreinte. Plus Dieu lui a confié de forces intellectuelles et de volonté, plus grandes sont sa valeur et son efficacité propre (en bien ou en mal).

Les faits que nous découvre l'Ancien Testament nous renseignent ; les œuvres de Dieu et le travail de l'homme sont présents à nos yeux. Il ne s'agit pas de l'histoire du monde entier, mais des événements qui ont marqué la vie du peuple d'Israël, sa marche et ainsi sa pré­sence dans le monde. Toutefois, ces récits sont valables pour com­prendre et estimer l'histoire d'autres peuples.

C'est ainsi que dans la Bible, la description des hauts et des bas de la vie des tribus ou des peuples présente un développement unifor­me il n'y a pas de déroulement qui, partant de la base, de la terre, monte vers Dieu il n'y a pas de marche qui, du mal, se dirige vers le bien. Au contraire, il s'agit constamment d'une chute en sens inverse, d'un départ ayant pour base la connaissance de Dieu et d'une arrivée sans Dieu, après avoir abandonné Dieu.

Cela explique la manière de faire, les décisions, les actes de Dieu. Partant d'un niveau donné, il est toujours à nouveau obligé de recom­mencer:

expulsion du jardin d'Eden,
déluge, confusion des langues et dispersion des peuples loin de Babel,
choix d'une famille, à l'exclusion des autres (Abram),
destruction des villes de Sodome et de Gomorrhe.

L'histoire des peuples nous apprend que le cours de leur vie s'est toujours déroulé dans ce sens. Les livres des Rois et des Chroniques nous en donnent une image qui fait peur: guerres, révoltes, dévasta­tions, destructions, maladies, mort. Dans son infidélité toujours renou­velée, Israël n'a-t-il pas épuisé toute la patience de Dieu ? (voir aussi Juges 2.8 et suivants).

Ainsi en était-il du temps d'Achab, roi d'Israël. Il faisait le mal, du mal, plus que tous les rois qui avaient régné avant lui. Toutefois, il ne se­rait pas juste de penser que le mal n'habitait que la maison du roi. D'une manière générale, il était comme son peuple et le peuple com­me le roi. On dit qu'un peuple a le gouvernement qu'il mérite Cepen­dant, le jugement de Dieu n'atteint pas, à chaque occasion, tous les innocents ainsi que tous les méchants. Dans chaque génération, il se trouve des hommes qui voient le mal et savent l'éviter et le juger.

Souvent, les croyants partagent avec leur nation les conséquences des crimes et des débordements de la majorité du peuple. Quant à Achab, la coupe était pleine aux yeux de l'Eternel, et son éloignement avait été décidé en Haut-lieu.

A l'appel d'Achab et de Josaphat, roi de Juda, Michée le prophète s'é­tait présenté. Il fut le moyen, le moyen ultime, pour amener Achab à obéir à 'Eternel ! « Que chacun retourne en paix dans sa maison », avait-il conseillé aux deux rois et au peuple. C'est-à-dire, « Ne fais pas la guerre ». Mais Achab était fermement décidé son cœur était fer­mé il ne pouvait plus s'incliner devant la Parole de l'Eternel. Il or­donna que Michée fût considéré comme prisonnier jusqu'à l'heure du retour d'une guerre victorieuse !

Dieu chercha alors un messager. Il le trouva dans la personne d'un esprit « trompeur », qui s'engagea à séduire le roi Achab et à être un « esprit de mensonge » dans la bouche de tous ses prophètes (v. 21).

Pourquoi Dieu n'a-t-il pas depuis longtemps chassé de son ciel ces esprits mauvais, ces puissances de tromperie, ces princes des ténèbres ? Et non seulement du ciel, mais aussi de notre terre et de notre atmosphère ? Pourquoi Satan peut-il encore prendre place parmi les fils de Dieu, pour­quoi peut-il élever la voix dans la présence du Tout-puissant et présenter ses propositions ? (voir Job 6-2 et 2 1-6). Oui, pourquoi ?

Est-ce que l'Ennemi de Dieu possède des droits dont nous n'avons pas connaissance ? Est-ce que, un jour, ils lui auraient été reconnus en toute légitimité ? L'homme ne se serait-il pas placé sous la domination de ce potentat, sous sa dépendance, le jour où il a écouté ses suggestions ? Où a-t-il cédé à ce diffamateur ?

Lors de la tentation dans le désert, le Fils de Dieu n'a pas contesté une affirmation de Satan, celle que tous les royaumes de la terre lui avaient été confiés, remis. En cette heure sérieuse et décisive, Jésus-Christ, nous semble-t-il, a reconnu les droits de Satan (Luc 4.5, 6).

Pourquoi, même après la mort et la résurrection victorieuse du Christ, les princes de la méchanceté, les puissances du mal, les dominateurs des ténèbres se maintiennent-ils encore dans les réglons célestes ? (Eph. 6 : 12). Et pourquoi Satan doit-il être, à un moment déterminé et encore à venir, chassé du ciel ?

Il peut paraître que Dieu accorde à son adversaire des occasions re­nouvelées de faire montre de sa puissance. Dieu est miséricordieux, il attend, il patiente, il prolonge ses délais avant de passer au jugement. Toutefois, un jour, Dieu prendra la décision finale et agira en consé­quence. L'œuvre du Fils de Dieu a déjà été révélée : Il est mort afin que « soient détruites les œuvres du Diable » (I Jean 3.8). La Bible rend témoignage au fait que la condamnation du « prince de ce mon­de » est considérée comme déjà accomplie (Jean 16: 11) et que Christ, par sa victoire sur la mort, a anéanti celui qui a la « puissance de l'em­pire de la mort » (Hébreux 2.14).

C'est ainsi que nous apprenons certaines règles de la sagesse infinie de Dieu. Certes, Il règne. Mais, dans une mesure donnée, Satan pos­sède encore quelque autorité et quelque puissance. Dieu est le Souve­rain. Il laisse une marge de liberté à Satan qui peut encore élaborer certains plans et engendrer le mal.

En ce qui concerne Job, Dieu a utilisé les services de Satan pour atteindre son but. Il a fait de même pour Achab en acceptant l'offre d'un esprit mauvais. Il n'est pas écrit que cet esprit se soit rendu maî­tre d'Achab, qu'il l'ait séduit. Non, il s'est adressé aux prophètes du roi et s'est chargé d'obscurcir leur vision spirituelle. Ces prophètes se virent obligés, par l'action de l'esprit du mensonge, de donner l'impres­sion au roi que la bénédiction divine était sur lui. Ce qui s'est passé montre bien qu'Achab désirait avoir l'air d'être en ordre avec l'Eternel. C'était un calcul pour s'assurer de l'aide du roi Josaphat. Par la bouche de ses quatre cents prophètes, Achab fit demander à Dieu la bénédic­tion d'En-haut et, de cette façon, faire miroiter aux yeux de tous une piété feinte, enrobant sa perversité d'un manteau de respectabilité.

Mais par quel moyen l'esprit de mensonge s'est-il rendu maître des quatre cents prophètes ? Pouvait-il sans autre dominer ces hommes ? Sûrement pas ! Etaient-ils donc sans force ou sans réaction face à ses suggestions ? La conduite du prophète Sédecias montre l'état spirituel des prophètes. De son propre chef, il avait confectionné des cornes de fer, afin de démontrer à son roi combien il serait facile de détruire l'ar­mée syrienne. Mais surtout, il voulait prouver l'authenticité de son message et des prédictions de l'ensemble de ses compagnons. Quant à lui-même, il désirait exhiber un zèle tout particulier pour son roi...

Toutefois, la suite le prouve, Sédécias n'avait reçu aucune révélation de la part de Dieu. Lorsque, selon l'ordre de l'Eternel, le prophète Mi­chée leva le voile afin de mettre à découvert les machinations de l'es­prit de mensonge, c'est Sédécias qui dans son orgueil plein de préten­tion se moqua de l'envoyé de l'Eternel et le frappa !

Est-il surprenant que Michée ait été l'objet de sévices à la suite de l'in­fluence de l'esprit trompeur?
Orgueil et esprit de domination sont les signes de l'homme qui marche sans se soumettre à Dieu. Ces sentiments l'empêchent de se rendre compte que Dieu parle...

La conduite de Michée était bien différente. Bien qu'assuré d'avoir reçu un message de la part de Dieu, il parla avec beaucoup de modes­tie. Alors qu'Achab le menaçait de pain sec et de prison jusqu'au mo­ment de son retour victorieux, Michée répondit humblement qu'il serait ainsi prouvé, en cas de victoire des armées d'Achab, que l'Eter­nel n'aurait pas parlé par lui.

Et maintenant, l'esprit du mensonge a fait son œuvre. Achab est mort sur le champ de bataille et ne revient pas ! Personne n'a cru au mes­sage apporté par Michée, même pas Josaphat, le pieux roi de Juda ! Comment se fait-il que Josaphat n'ait pas saisi l'avertissement divin ? Josaphat était, on peut le dire, sur un mauvais chemin. Il n'aurait pas dû descendre à Samarie et se lier à Achab dont il connaissait l'impiété. Car, sur les chemins détournés comme au jour de l'orgueil et de la suffisance, nul ne peut entendre la voix de l'Eternel.

Dieu avait condamné Achab. C'était chose décidée. Mais pourquoi Dieu faisait-il connaître une fois de plus sa décision par la bouche de Michée juste avant le départ d'Achab pour son expédition guerrière ?

Dieu savait, par avance, que son avertissement n'aurait aucun effet. Et alors ? Pour nous, il nous semble voir là une preuve ultime de la grâce, de l'amour de Dieu. Jusqu'à la dernière minute, Dieu se fait con­naître, faisant savoir que son salut est gratuit, que sa Parole est vraie, que sa miséricorde voudrait atteindre tous les hommes.

Ainsi, à l'heure de la mort, et plus tard au tribunal de Christ, l'homme qui n'a pas voulu céder devra encore reconnaître que Dieu lui parlait.

Lien : http://www.promesses.org/arts/36p184-188f.html

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